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12 avril 2018

Au fait, c'est quoi la gentrification ?

La gentrification (du mot anglais gentry, « petite noblesse »), ou embourgeoisement en français, est un phénomène urbain par lequel des personnes plus aisées s'approprient un espace initialement occupé par des habitants ou usagers moins favorisés, transformant ainsi le profil économique et social du quartier au profit exclusif d'une couche sociale supérieure.

Ou alors ...


Source : France Inter

Incohérence ?

Un rapport de l’ONG Transport & Environnement pointe l’accroissement du poids – et de la puissance – des voitures. Cette étude fustige en particulier la mode du SUV.



L’Europe peine à atteindre ses objectifs en matière de CO2. L’étude « CO2 emissions from cars : The facts » de l'ONG Transport & Environnement (à l'origine du Dieselgate), décryptée par Le Soir, a une explication. Hormis la fin de l’hégémonie du Diesel et l’accroissement du parc automobile, un autre coupable est mis en avant : le SUV. Pour l’ONG, ces modèles consomment plus de carburant que nécessaire car ils sont trop lourds et trop puissants. Ainsi, le poids moyen était de 1268 kg en 2001 pour passer à 1392 kg en 2016. Cela représente une augmentation de 10 % en quinze ans. Et cette prise de poids viendrait surtout de l’engouement pour le SUV. Ce segment encore marginal il y a 20 ans, atteignait 25 % des ventes en 2016 et pourrait être de 33 % en 2020. Un cap déjà atteint en Belgique puisque Le Soir indique que 34 % des modèles vendus au 1er trimestre 2018 étaient des SUV, soit 57.000 véhicules. 

Courant puissant 

Transport  & Environnement voit dans l’attrait du SUV et des voitures plus puissantes des « raisons purement commerciales ». Il est vrai que le segment des crossovers & Cie doit beaucoup au marketing qui a mis en avant les qualités familiales et statutaires de ces modèles, en négligeant forcément leurs inconvénients. Le succès des précurseurs au début des années 2000 a bien sûr poussé la concurrence à réagir et à proposer des SUV,  de plus en plus de SUV, dans leur gamme. Même les marques de luxe ont suivi la mode. Et ce mouvement ne semble pas s’essouffler. Au point que parfois certains acheteurs se rendent en concession non pas pour acheter une nouvelle voiture, mais pour « acheter un SUV ».




10 avril 2018

La mondialisation du tourisme, quelles conséquences pour l'environnement ?


Le président philippin Rodrigo Duterte, a décidé de fermer l'île de Boracay aux touristes, parce qu'elle s'est transformée, selon lui, "en fosse septique". Les hôtels et les restaurants déversent leurs eaux usées dans la mer, et cela fait mal quand on sait que chaque année, 2 millions de touristes fréquentent les centaines d'hôtels et de restaurants de ce petit coin de paradis. Interrogé sur La Première, Jean-Michel Decroly, docteur en sciences géographiques et professeur de tourisme à l'ULB juge cette mesure "radicale. A ma connaissance ça ne s'est pas encore vu, ou très rarement. Ce qui est évidemment paradoxal dans cette affaire Boracay, c'est que l'île n'avait pas été fermée, mais la baignade y avait été interdite il y a 20 ans, en 1997, pour exactement les mêmes raisons. C'est-à-dire pour déversement d'eaux usées, et donc d'excréments dans les eaux. Vraisemblablement en raison des courants marins, ça s'accumule, ça provoque à la fois des odeurs insupportables, mais aussi ça peut engendrer des problèmes sanitaires. C'est une mesure qui traduit la crainte des autorités nationales de voir se ternir brutalement l'image d'une destination qui est très réputée".

Les habitants de l'île qui travaillent dans le secteur du tourisme redoutent cette mesure. Il y a 500 hôtels qui emploient 17.000 personnes sur cette toute petite île. Comment préserver les emplois d'une part, et l'environnement de l'autre ? "Pour moi, c'est avant tout une question de régulation" répond Jean-Michel Decroly. "Les collègues étrangers qui ont étudié le développement du tourisme à Boracay mettent en évidence l'absence, à la fois de réglementation claire par rapport à l'équipement de base en infrastructures, ne serait-ce que d'évacuation des eaux usées, et la grande difficulté des autorités locales à mettre en œuvre les quelques éléments de règles dont il dispose. Dès lors, à ce moment-là, les activités économiques, ici le tourisme, se développent sans contraintes, sans limites, et donc engendrent des externalités environnementales. Mais ça peut être aussi des externalités sociales importantes qui remettent en question l'activité elle-même. Puisque, à partir du moment où les eaux sont tellement polluées que l'odeur qu'elles dégagent est insupportable, qu'il est dangereux de s'y baigner, cela remet en question le tourisme".
"On en parle parce que ça touche le tourisme, un domaine qui nous concerne, mais de telles dégradations, on les rencontre dans de très nombreuses villes qui ont connu une croissance rapide dans les pays en voie de développement" poursuit-il.



Deux métropoles nord-américaines : Chicago et San Francisco


Un type d'organisation de l'espace urbain en Amérique du Nord








22 mars 2018

L'être humain pourrait-il manquer d'eau ?


Le Forum mondial de l'eau s'achève au Brésil. Il rassemble tous les trois ans des chefs d'états et des élus locaux, mais aussi des représentants de l'industrie et de la société civile: plus de 40.000 personnes sont réunies en ce moment à Brasilia.  

Et cette année, une question inquiétante alimente les débats: l'être humain va-t-il manquer d'eau? Les prévisions sont alarmistes. 


En 2050, 5 milliards 700 millions d'humains devraient manquer d'eau

Un rapport inquiétant de l'ONU a été présenté en ouverture du Forum. Le rapport mentionne qu'aujourd'hui déjà plus de la moitié de la population mondiale vit dans une zone où l'eau peut manquer au moins un mois par an.  Et d'ici 2050, ce nombre devrait exploser: 5.700.000 d'humains pourraient être concernés. Il y aura toujours de l'eau en abondance sur la planète, mais ce qui manquera c'est l'eau nécessaire à la vie humaine : l'eau potable et l'eau non-polluée indispensable à la culture et aux élevages. 

Dans les villes et les campagnes

Les regards se sont tournés cette année vers Le Cap notamment, en Afrique du Sud... Après plusieurs saisons très sèches, la ville s'est retrouvée avec des réserves très basses, au point de devoir restreindre fortement la consommation des habitants. Et les autorités du Cap ont failli devoir couper purement et simplement l'eau du robinet. 
Au Chili, dans la province de Petorca, au centre du pays, certaines rivières sont asséchées depuis des années. Plus de grenouilles, plus de crevettes. Plus de végétation verdoyante sauf celle des avocatiers. La culture intensive des avocats a été développée pour l'exportation. Les habitants dénoncent une irrigation intensive qui a asséché les sols et les rivières aux alentours, qui a rendu impossibles les cultures de dimension familiale. Les habitants quittent les villages.  

L'humain tarit l'eau

Plusieurs raisons causent cette baisse des réserves d'eau nécessaire à l'homme. L'économiste Riccardo Petrella, défenseur de l'accès de tous à l'eau pointe particulièrement l'agriculture intensive tournée vers l'exportation et la pollution de certaines industries.  
"Le système agricole actuel, intensif, est en grande partie responsable" analyse-t-il, "mais il faut ajouter que pour certaines formes de pollution, les industries chimique et minière sont plus dévastatrices que l'agriculture elle-même. Pour l'agriculture, les effets sont plus répandus: l'irrigation intensive, les produits chimiques, fertilisants, pesticides, etc. On les retrouve partout dans le monde. Pour l'industrie, les effets des activités chimiques et minières sont beaucoup plus localisés et concentrés mais encore plus dévastateurs." 

13 mars 2018

Des élevages complètement déconnectés de la nature




Chaque année en Belgique, quelque 300 millions de poulets sont élevés et abattus pour la consommation. Plus de 90% proviennent d’élevages intensifs, entassés par dizaines de milliers dans d’immenses poulaillers.
Autrefois réservé aux dimanches et aux grandes occasions, le poulet est devenu en quelques décennies un produit de consommation de masse, à faible coût. Les animaux, eux, le payent de leur vie, souvent très cher.
Face aux souffrances graves occasionnées par ce mode d’élevage, GAIA demande à l’ensemble des chaînes de supermarchés et aux consommateurs de ne plus mettre en vente et de ne plus acheter de viande de poulets élevés dans des conditions portant gravement atteinte au bien-être animal, en optant pour des alternatives (plus) respectueuses des animaux.



08 mars 2018

L'impact de la consommation de viande

Pour Greenpeace, le Belge continue à manger trop de viande




Le Belge mange, en moyenne, entre 770 et 980 grammes de viande par semaine, soit 2 à 2,5 fois plus que les recommandations officielles qui préconisent une consommation maximum de 400 grammes de viande par semaine, selon les chiffres d'un rapport international de Greenpeace consacré à l'impact de la consommation de viande sur le réchauffement climatique.

"Seuls 10% des Belges respectent ces recommandations officielles. Et même chez les enfants de 3 à 13 ans, la consommation de protéines animales est près de 2 fois plus élevée que nécessaire", regrette l'organisation environnementale.
Pourtant, manger moins de viande "n'a que des avantages en termes de santé, de climat, d'environnement et de bien-être animal alors que chaque année, en Belgique, plus de 300 millions d'animaux sont tués pour être consommés", justifie Greenpeace pour qui, "si rien n'est fait, l'agriculture représentera dans les prochaines décennies 52% du total des émissions de gaz à effet de serre, dont 70% pour la seule production de viande et de produits laitiers."
L'organisation note toutefois un changement d'habitudes de consommation, notamment en Belgique où 66% des personnes interrogées dans le cadre de l'étude se disent prêtes à réduire leur consommation et 60% l'ont déjà fait durant les cinq dernières années. Par ailleurs, une majorité des Belges sondés (54%) estiment qu'il faudrait manger moins de viande afin de lutter contre le réchauffement climatique, 72% considérant que manger trop de viande n'est pas sain.